Joëlle l'araignée et ses copains les insectes


Les aventures d'Ursule la libellule


Chapitre 14

La lune de Joëlle l'araignée et Charles le bousier de ces dames

Pouvait on parler d'un voyage sur la lune comme le laissait entendre Basile, ce beau, marchais toujours en crabe, et était le calomniateur officiel du buisson d'à-côté ?
Non !

Mais, pouvait on dire qu'ils étaient dans la lune, à la place de "sur la lune" ?
Quelque fois, oui!

Qui n'est pas dans la lune de temps en temps, moi je trouve qu'être dans la lune, c'est ce qu'il y a de mieux à vivre, car le monde devient une coquille vide, où des ombres blanches agitent les bras comme des sémaphores.

Mais quand ils sont faibles, les sémaphores, peut être faut-il trouver des sémaphores qui bosse fort comme les turcs, qui sont aussi fortiches, eux, pour avoir des sémaphores forts.

Après ce détour dans la lune, il fallait se rendre à l'évidence, mais comment aller à l'évidence. Est-ce quand le vide danse, que l'on va à l'évidence. Ouh la la, arrête, les lecteurs tueurs vont faire grise mine...

Il faut reconnaître qu'arriver à l'évidence, ce n'était que des ragots de derrière les fagots, et qui dataient...

Basile ne faisait que colporter des bruits au sujet de la lune de miel, mais un ours avait manger le miel, alors il ne restait plus que la lune que Basile, qui voulait faire son intéressant, avait répandu partout dans le buisson d'à-côté.

Comme quoi, avec pas grand chose et des ouï-dires, on peut faire un chapitre qui nous apprend rien; tiens ça me fait penser à des gens importants, qui nous racontent de belles histoires pour nous faire rêver, et ensuite on descend de la lune pour se coltiner le plancher des vaches.

Et là, je ne dirais pas que ca bouse de vache, mais on est dans la crotte, ben mon colon !

Le chemin, qui menait à l'évidence, n'était pas évident à trouver, d'abord Mlle Mole en l'air, l'arracheuse de Charles qui lui sacrifia tout un fourbi de dents, elle donc, elle évide les dents, donc, même avec une dent creuse on ne trouve pas son chemin, il vaut mieux avoir le nez creux, sinon, il faut le passer à son voisin, comme on dit d'une patate chaude; mais quand on parle de patates c'est sûr, qu'Oulipo il pointe son nez.

On ne s'en sort pas, l'évidence n'est pas claire. Toujours est-il, qu'il faut informer le lecteur, qu'après les lecteurs en colères, nous avons la secte des lecteurs tueurs; l'auteur va devoir porter plainte, après des menaces de mort répétées et inconsistantes, qu'il reçoit et revois et renvois jour et nuit, il demande que cela cesse immédiatement sinon il va sévir d'une manière incongrue.

Vous serez au chapitre suivant si on se rend à l'évidence ou bien à la police.


La suite est ici: Où il n'est question ni d'évidence ni de police mais d'Ursule la libellule.

Les Editions de l'An brouille
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Crée le 31 juillet 2016
Mise à jour le 19 juillet 2023
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