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Sur les bons conseils de sa tante Aragne du champ, celui de Marcel, et de son ami le père Ubu, Joëlle l'araignée partit vers la grande rivière: la rivière de la Jonction. Mais les araignées n'aiment pas l'eau, du moins celles là, et comme les chats ébouillantés craignent l'eau froide, donc avant d'arriver, elle dut prendre des cours de natation et de sauvetage ainsi que de conduite de bateau à moteur... Il y en a des choses à apprendre pour aller dans l'eau pour une araignée. Avec son gilet de sauvetage Joëlle avait l'air un peu engoncées dans son nouvel habit et ses pattes s'agitaient comme des fils et taper l'eau avec des gros plaf plif plouf. Après un certain temps et beaucoup d'essais et d'erreurs, elle réussi à coordonner ses pattes comme si elle marchait sur l'eau. On se serait cru sur le lac de Tibériade, le jour où un certain O Yessousse de Palestrina faisait du transport maritime pédestre. Ensuite elle apprit le bouche à bouche, le massage cardiaque, le débris-filateur et tout ce qu'un bon samaritain doit savoir! La conduite de bateau à moteur fut abandonnée, car elle ne voulait pas aller pêcher des perches à Nyon, et un petit bateau lui suffisait sans avoir besoin de passer le permis pour le conduire. Cela faisait des économies que les fourmis ne lui auraient pas prêtées, comme chacun sait! Donc, enfin prête, elle alla à la promenade des Noyés, et chercha Charles le bousier tombeur de ces dames... Mais point de Charles le bousier, seul le saule pleureur, qui avait été anéanti par un éclair un soir d'été, alors qu'il mettait ses racines dans l'eau, et, qui maintenant servait d'oracle pour insectes en perdition, était encore présent, il allait lui aussi partir en vacances à Ibiza, chez Celia la jolie Fleur de Java. Joëlle s'adressa à lui, et sa réponse si sibylline la laissât perplexe: "Le jour où la toile à matelas et la toile de cinéma seront en os à carie, alors le bousier nommé Charles sera à tes basques". Comment interpréter cette phrases du saule de la Promenade des noyés: "ardu ardu", elle n'y voyait goutte quand bien même qu'elle y mettait ses lunettes de myope. Hou! là! là! que de “i“ grecques dans cette phrase, ils se sont donnés rendez vous, c'est pas vrai, quoi! Alors, après avoir discuté discrètement avec la confrérie des "i" grecques, elle comprit qu'il lui fallait attendre, que l'os à Carie fut enfin aller chez la dentiste Mlle Mole en l'air, à la mesure bien connue de la chimie organique ou pas. Alors elle se mit à filer sa toile dans le cabinet des fraises à piston, les extracteurs de dents cariées et autres chicots d'amour. Et un beau jour arrivât le bousier Charles, qui venait en Os à cari se faire enlever une dent que le titillait. Et, là, ou bien hélas, Mlle Mole en l'air lui arracha tout un fourbi de dents, qui ne servaient plus à rien, et le voyant édenté, Joëlle l'araignée prit ses jambes à son cou ou plutôt ses pattes à son cou. Mais Charles le bousier de ces dames, l'ayant entr'aperçu en tomba immédiatement amoureux, et laissant la dentiste, lui couru au train et ne la lâcha pas d'un pouce... Quelle course ce fut alors à travers toute la campagne environnante! Comment Charles le bousier arrivera à ses fins avec Joëlle l'araignée, vous le saurez en allant au chapitre suivant.
La suite est ici: Joëlle l'araignée 4 Histoire suivante: L'Agenda sans date Les Editions de l'An brouille Contact, et Accueil Crée le 31 juillet 2016 Mise à jour le 21 août 2016 Copyright © Paul Pinson 2016