Joëlle l'araignée et ses copains les insectes


Max le moucheron et son saucisson


Chapitre 8


Marron d'Inde et Marron Gourde


Ces deux là faisaient la paire
pour mettre le feu à toutes les soirées
où elles étaient invitées ou pas, mais bien entendu

comme pique assiette elles étaient championnes
surtout sur les yachts de riches parvenus.

Car tout riche est un parvenu
et si ce n'est pas lui, c'est un de ses ancêtres,

voleur et pilleur, forban des mers,
naufrageur à la petite semaine qui était un parvenu,
et qui voulait pour sa progéniture une vie de délice et de pouvoir.


Ces deux là, sans soucis et sans gêne,
allaient par les mondes pour les émonder
d'un surplus de bêtise et les métamorphoser,

en de joyeux jardins enfantins qui ravissaient
les grands et les petits enfants que nous sommes.


On avait entendu dire du côté de la Jonction
que Marron d'Inde et Marron Gourde voulaient se baigner
avec Charles le bousier de ces dames,

le latine lover bien connu des noyés de la Jonction.

A peine arrivées dans l'eau que ces dames aux fols attraits
avec Max le moucheron firent ce que la morale réprouve

et s'envolèrent en l'air tout comme des phalènes
et des lucioles du gland Conseil et du conseil des Tartes

qui avaient par démagogie organisait les berges
pour des noyades renouvelées à chaque été.


Après ces jeux si légers et folâtre les trois se mirent
à la recherche d'un temps d'autre fois;

mais ne le retrouvant pas ils allèrent au poste de Carl Vogt
pour l'annoncer comme perdu, et demander que des recherches soient faites
pour que la perte soit officiel, et soit remboursée,

car la plainte avait été déposée, par les assurances,
qui si elles sont rances n'en n'assure pas moins la recherche du temps perdu.


Ce fut tout un poème d'assurer le temps car celui ci une fois perdu
il fallait aller à sa recherche car le monde s'étant arrêté,

le mouvement s'était figé et alors la recherche était primordiale
pour le retrouver ce temps perdu, cela aurait fini par le temps retrouvé

qui n'est que le début d'un autre temps dans lequel nous sommes.


Mais qui bientôt lui aussi va se perdre et nous en serons tout marri
et sans ce temps notre monde ça a l'arrêt plus que cardiaque mais spirituel:

un arrêt spirituel est ce qu'il y a de plus dangereux
pour ces civilisations en perditions, de leur passage

il ne restera que des lambeaux si exaltant
que l'on en fera l'age d'or qu'il ne fut pas.


Et si longtemps elles se sont couchées si tard,
c'est que "tôt" avait été pris par Marcel.
Pas celui du champs d'à côté, mais celui de chez “du côté“.

Suite à cette aventure, un repos fut bien mérité
et donc voici un entracte bien venu.

Reprise dans trente minutes.

6 août 2016

Reprise, la chaussette que l'on use jamais. (Quart d'Heure de réclame)


Les deux Marrons, Gourde et Inde accompagné de Max le moucheron
partirent à la recherche du temps perdu, mais pouvait il le rattraper?

La question était aussi de savoir si le temps existait,
et le temps de relire il avait disparu...

Une conférence sur le temps à l'école des nullités savantes
avait conclu que le temps devait être remisé au placard
donc placardisé et bien usé de ne rien en faire.

Mais déjà un certain Ronsard dans un sonnet à Marie,
nous dit bien que le temps n'y fait rien c'est nous qui nous en allons sous la lame, madame.

Après ces considérations hautement philosophiques,
il fut décidé d'aller voir Ailleurs.

Au moment de la rencontre, Ailleurs n'était pas ici,
il fallait aller Ailleurs voir si il y était.

Suite à cette rencontre impossible
ils revinrent par des chemins de traverses
et par hasard Ailleurs y était, c'est une chance!

Max le moucheron disparu par inattention de sa part,

Ailleurs et ses compagnes à vrai dire
s'en fichaient comme d'une guigne,

l'idée de partir à sa recherche leur traversèrent l'esprit,
aussitôt oublier, on n'allait pas s'enquiquiner
pour un si petit moucheron perdu,

ce n’était pas le temps qui lui si il est perdu,
ne se retrouve pas, enfin de compte et quoiqu’on en dise.

Max, lui par le clin d'œil d'une moucheronne avait été emballé
et maintenant il était ficelé comme un Saucisson
pour la dégustation prêt à être envoyé chez des araignées en manque de toiles.

Se souvenant des aventures de Joëlle l'araignée,
il fit un effort sur humain, c'est le cas de le dire pour un moucheron,

pour se libérer; de tels efforts que le Saucisson et lui purent s'échapper
de la bande des moucheronnes barbares.

Après avoir errer dans je ne sais quel état,
ils arrivèrent enfin de course à la promenade des noyés

et une farniente aigüe les prit au dépourvue,
là, la farniente les fit dormir comme des bienheureux...

Au réveil que se passât il ?

Vous le serez en lisant la suite.


La suite est ici: Max le moucheron 2

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Crée le 31 juillet 2016
Mise à jour le 8 août 2016
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